COVID-19 : Règlement de compte ou assurance du respect des mesures de prévention

Depuis fin 2019, nous avons assisté à l’apparition d’une nouvelle forme de coronavirus, le covid-19. Le premier cas fut détecté en chine. Selon les scientifiques ce virus a une origine animale et s’est transmis de manière alimentaire. Comme on le dirait, pour un animal que la chine aurait mangé toute l’humanité se lave les mains.

En effet c’est en Mars 2020 qu’on annonce les premiers cas de personnes atteintes par le covid-19 en Côte d’ivoire. Pour limiter la propagation de la maladie, le gouvernement ivoirien a mis en place des dispositions comme passer en État d’urgence, instaurer des couvres feu, activer un système de confinement progressif, la fermeture de certains endroits…

Parmi toutes ces mesures, celle qui semble être la plus difficile à respecter par la population est le couvre-feu. Certaines personnes par incivisme et d’autres de manière involontaire. Pendant les premiers jours nous avons pu remarquer des vidéos montrant les personnes interceptées battues voire humiliées. Parmi les malheureux, certains étaient battus à coup de matraques, à d’autres on demandait de danser. La vidéo qui a le plus choqué la population ivoirienne c’est celle où les forces de l’ordre demandaient aux deux hommes de se tenir et s’embrasser. Heurtant alors la sensibilité des internautes et violant l’intégrité de ces victimes. D’aucuns diront que c’est une sorte de vengeance de nos forces de l’ordre se rappelant de ce qu’ils ont vécu pendant leurs classes de formation.

Pendant que d’autres se faisaient vraiment humilier et battre, certains ont décidé de surfer sur la vague en se faisant passer pour des victimes avec des propos diffamatoires comme le jeune garçon inventant la poursuite par des chinois pour injecter des substances illicites, et la vidéo du « chef je vais te donner 10.000 » qui montrait un homme en sous vêtement qui semblait avoir été raflé. On apprit le lendemain que c’était une mise en scène.

Voyant le déroulement de la situation, on dira « qu’on est tous assis ici par terre », nouvelle expression des ivoiriens signifiant le désarroi des populations face au nombre de malades qui augmente de jour en jour.

Comme le dirait nos « tontons » lavons nous les mains régulièrement, éternuons dans nos coudes, évitons les salutations et restons chez nous pour éviter la contamination. Ne recevons plus les visites, pour les « affairages »il y a WhatsApp.